Benin Stop Fake News
ACTIVITES

Allocution du coordonnateur du Projet « Stop fake news »

Monsieur le Directeur des Affaires Publiques de l’Ambassade des Etats Unis

Monsieur le Représentant de la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication

Chers consœurs et confrères,

A vous tous ici présents, je voudrais dire un grand merci pour avoir accepté de faire le déplacement de Porto Novo. Certains parmi vous sont venus de très loin d’ailleurs.

Ce qui nous réunit ici ce matin et nous réunira pendant trois jours pourrait ne pas nous réunir il y a un an peut être. S’il nous réunit aujourd’hui c’est qu’il est passé de la catégorie des nouveaux concepts inhérents à notre mutation professionnelle pour devenir un vrai problème pour la presse. J’allais dire, et j’exagère à peine en disant que les fake news comme c’est d’eux qu’on parle,  deviennent  un vrai cancer pour la presse. Comme les cellules cancérigènes, les fake news occupent le temps et l’espace médiatiques et empêchent l’information vraie d’éclore. Certains parmi eux sont vite identifiables par leurs caractères grotesque, invraisemblable et insolite mais de plus en plus, les laboratoires de production sortent des produits plus sophistiqués, plus raffinés qui échappent à notre vigilance et à notre flair professionnel. Et sans trop de questionnements, sans trop d’appréhensions, nous les relayons dans les colonnes de nos journaux, sur nos sites d’information et dans nos journaux parlés comme télévisés. Qu’ils viennent parfois d’un consommateur anonyme, d’une source non identifiée et même parfois de personnalités connues, les fake news intoxiquent et déroutent les consommateurs. C’est pourquoi, ils deviennent un vrai problème pour la société.

Journalistes que nous sommes, formés et payés pour donner la vraie information, les fake news nous lancent un grand défi. Ils nous amènent à plus de prudence. Pour garder, en dépit des mutations actuelles, le prestige et l’hégémonie sur cette profession, nous devons travailler à ne pas être les vecteurs de fausses informations. Mais là, il faudrait apprendre à vite les identifier et à savoir les déconstruire.

C’est l’objectif du projet « Stop fake news ». Ce projet vise à former au total 100 journalistes capables de détecter les fake news, même les plus discrets et de les corriger. Cette activité est une formation des formateurs qui formeront chacun quatre autres journalistes de leurs médias sur l’identification, la correction des fake news, la problématique des sources de l’information et l’investigation. Mais vu l’expérience des journalistes présents, la plupart étant des responsables dans leurs organes de presse,  cette formation sera plus interactive et devrait être, je le souhaite bien, un rendez-vous de donner et de recevoir.       

C’est l’occasion pour moi de dire ma gratitude à l’endroit des Etats Unis pour avoir compris le danger que représentent les fake news dans notre profession et dans le développement de nos jeunes pays. En acceptant de financer ce projet, les Etats Unis contribuent au renforcement de la liberté de presse et par ricochet de la démocratie au Bénin. Merci infiniment au Directeur des affaires publiques qui a accepté de faire le déplacement de Porto Novo pour participer à l’ouverture de cet atelier de formation.

Vive une presse plus professionnelle au service du développement

Vive la démocratie

Je vous remercie

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